Billets d'humeur

Aux urnes, aux citoyens, forgez vos convictions!

Je suis en colère de constater que les sujets qui font le plus couler d’encre depuis le début de cette campagne présidentielle sont les affaires judiciaires des candidats à l’élection. Pendant ce temps, très peu de débats de fond ont lieu. Et lorsqu’ils ont lieu, un nouvel épisode de la série « FILLON » ou « LE PEN » sort à la une de tous les journaux. J’exagère un peu: de temps en temps un nouveau sondage vient nous « terroriser » en nous rappelant que MLP est en tête et que c’est elle la future présidente de la république. Il y a aussi parfois les derniers exploits de notre cher et tendre F. HOLLANDE qui se pense encore légitime dans la prise des décisions qui vont nous engager pour des décennies comme par exemple la construction d’une Europe de la défense contre je-ne-sais-qui.

Alors au fond, pour qui allons nous voter? On dit qu’un français sur deux ne le sais pas encore. C’est bien qu’il reste du monde à convaincre, et que les sondages ne font que manipuler l’opinion. En plus d’être orientés, ils ne tiennent pas compte de l’incertitude de 50% de la population. Je ne serais pas contre l’arrêt de l’usage des sondages pendant le temps de la campagne présidentielle. Ainsi, les candidats seraient concentrés sur le fond de leur travail, et non sur la forme. Quels candidats cherchent à convaincre de leurs idées, de leur programme, de leurs projets, de leur vision? Pas grand monde à mon avis. Et c’est bien dommage. Il y a peut-être une chose positive qui ressort de cette « love story » politique. On mesure désormais le ras-le-bol général de voir une catégorie (minoritaire je crois et je l’espère à la fois) d’hommes et de femmes politiques qui profitent du système et qui ne réfléchissent qu’à leurs intérêts. Dernier fait en date passé inaperçu: la réforme de la prescription des délits financiers diminuant le délai à douze ans. Donc si vous avez détourné des fonds en 2004, on oublie. Cette exaspération se traduit par une envie de changements profonds, des règles et des hommes.

Peu de candidats prônent ce changement. Cependant, on voit à gauche une envie de changement de République. Cette idée encore marginale en 2012 a fait son chemin. Aujourd’hui, des millions de personnes veulent changer les règles du jeu. L’idée est de remettre les citoyens au centre des décisions, re créer de la démocratie. Mais cette envie se heurte au pouvoir économique qui tire les ficelles un peu partout. Je ne serais donc pas surpris que ce ne soit pas à l’ordre du jour au lendemain de l’élection présidentielle de 2017. J’espère me tromper. A ce sujet, le 18 mars, des milliers de personnes marcheront à Paris pour le 6e République.

Que dire sur le fond des programmes?

Des restrictions de budgets d’un côté, de même au « centre », et l’inverse de l’autre côté. Pour schématiser, certains pensent que pour réduire le déficit il faut faire des économies et d’autres qu’il faut relancer l’activité pour éviter ces réductions et pour (à l’inverse) augmenter les budgets. Je ne suis pas économiste mais il me paraît absurde de penser qu’il faut réduire les budgets lorsque la population grandit en nombre donc en besoins. Si demain j’ai des enfants, je ne vais pas réduire mon budget « nourriture », au contraire. Et personne ne trouvera cela absurde. Je pourrais réduire mon budget loisir, mais cela est triste et que dire de mon équilibre au long terme. Non, je ferai ce qu’il faut pour augmenter mes revenus en évoluant, on me formant, en prenant des responsabilités. Je ne dis pas que je ne fais pas des dépenses qui peuvent êtes « inutiles » parfois, et que je ne dois pas revoir mes priorités. Mais cela ne justifie pas l’austérité.

Ceux qui prônent la réduction budgétaire tentent de faire passer la pilule en ajoutant qu’il faut relancer l’emploi, réduire le chômage. Et pour ce faire, aider les entreprises, continuer de leur faire des cadeaux pour qu’ensuite elles embauchent. Sur le principe je trouve cela intéressant. Mais notre François actuel l’a fait, et les entreprises n’ont pas embauché. La pilule ne semble pas passer. Ces mesures ont été vues et revues. Il nous faut des solutions nouvelles. L’autre point de vue est de dire qu’il faut créer de l’activité en investissant dans des secteurs qui , en plus d’êtres générateurs d’emplois, sont des urgences vitales. Double avantage: on répond à un besoin essentiel et on crée des centaines de milliers d’emplois. Ces secteurs vous vous en doutez concernent l’écologie, l’environnement, la santé. En particulier la production d’énergie non polluante et non dangereuse. Mais il y a aussi l’agriculture Biologique.

En matière de santé il faut garantir le 100% remboursé pour certains, et pour d’autres sur certains soins tels que la  vue, l’audition et les dents. Pour certains il faudrait supprimer l’AME. Cette aide médicale d’état permet à toute personne étrangère d’avoir accès aux soins. Vous pouvez trouver cela injuste. Moi je suis serein de savoir que nous maitrisons les maladies sur notre territoire. Et si cette suppression est remplacée par des soins gratuits uniquement pour les maladies contagieuses ou graves, alors je m’inquiète. Car quand est-ce qu’une maladie devient grave? A partir de quel moment? Et si nous ne soignons pas les « petites » maladies alors elles deviendront graves. Il faut rester sérieux en matière de santé, plutôt que de faire de petites économies pas bien utiles. Nous ne voulons pas une économie « forte » mais saine, dans laquelle les travailleurs eux sont « forts » par une bonne santé.

Et pour une économie saine il faut une santé et une formation. C’est pourquoi la décision de ne pas instruire les enfants étrangers sur notre territoire est une aberration. Le savoir est une richesse qui se partage sans fin, et qui ne s’épuise jamais. Pourquoi vouloir empêcher sa diffusion. A l’inverse le manque d’éducation est une catastrophe. Il faut donc miser le maximum sur l’éducation. Il faut permettre aux jeunes d’étudier dans de bonnes conditions, et aux enseignant d’enseigner dans de bonnes conditions.

En matière de politique étrangère nous voyons l’organisation d’une Europe qui chercherait à se défendre. Augmenter le budget de la défense à 2% de PIB disent certains. Mais pour quoi faire? Contre qui? On ne parle pas assez des moyens qu’il faut mettre en place pour oeuvrer pour la paix, le désarmement, le désengagement. Notre vocation est-elle ne guerroyer? Toute augmentation de budget visant à renforcer la défense sent le roussi à mon sens. Comment l’analyser autrement? La politique étrangère rejoint la politique d' »immigration ». La paix est le seul moyen d’empêcher les flux de migrants fuyant la guerre. Point final. Ensuite, les migrants sur notre territoire: soit on les remet dans des bateaux mais je ne suis pas de cet avis, soit on les traite avec humanité. Point final. Les polémiques à ce sujet ne font que semer la peur. Il y a aussi les migrations liées aux changements climatiques. Cela renforce l’idée de l’urgence de la transition énergétique.

Il reste beaucoup de sujets de fond. Et NOUS devons comparer les réponses apportées par les candidats. Ensuite il NOUS faut voter. C’est important.

Citoyennement,

NP.

 

 

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3 réflexions au sujet de « Aux urnes, aux citoyens, forgez vos convictions! »

  1. Hello Lyonnais en herbe
    Cela veut-il dire que tu es très-très jeune ?
    J’évite de parler politique car ça me donne des boutons… Les affaires n’en finissent pas, elles n’apportent rien de bien, de concret et elles empêchent en effet l’exposé de chaque programme. Pourtant, on le sait bien, des promesses, des paroles, et après plus rien…
    Je voterai par conviction, j’irai voter aux deux tours, car c’est un devoir.
    Et pourtant j’ai une super envie de me rebeller, de faire entendre ma voix, mais comment ?
    Bises lyonnaises

    Aimé par 1 personne

    1. Envie de faire entendre ta voix. Il faut commencer par voter. Et pour voter il faut lire, tout les programme et les étudier. Puis se forger son opinion, basée sur tes valeurs. Que dire d’autre ? Il faut du temps aux idées, donc il faut les faire vivre. Il y a 5 ans personne ne parlait de changement des institutions, aujourd’hui ils étaient 130000 à Paris pour le demander. Les idées font leur chemins. Mais pas dans nos esprits pour les véhiculer

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